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Exposition « Epiphanie »

du 12 au 28 janvier 2012


pour voir les photos du vernissage cliquez ici


Cette manifestation par un travail fraternel en commun, aide à un rapprochement spirituel et assure un rayonnement artistique et religieux.

« Ange, feu, vent, présence, bénédiction, action de grâce, Esprit, la venue du Royaume, Christ, pain et vin, vos noms inscrits.… "

Tous ces mots ne sont pas sans évoquer les nombreuses épiphanies que nous pouvons trouver dans l’ancien et le nouveau testament.


La fête de la lumière

A l’origine les chrétiens fêtent surtout la mort et la résurrection du christ, mais pas sa naissance dont la date précise est inconnue. Les grecs et les romains d’Orient fêtent le solstice d’hiver le 6 janvier. L’évaluation du temps n’a pas encore la précision qu’il atteint par la suite. A Alexandrie, les grecs célèbrent la naissance du temps, la nuit du 5 au 6 janvier par une procession au flambeau. Pour les chrétiens, « le solstice vient le jour même où la vie divine se manifeste aux hommes. La vraie lumière illumine le monde entier des rayons de la bonne nouvelle comme la lumière du soleil grandit de jour en jour ». Ils nomment la fête « épiphanie », c’est à dire « manifestation de Dieu sur terre » et célèbrent le baptême de Jésus, puis, dès le début du 4ème siècle, sa naissance.

En Occident, le solstice d’hiver est fixé le 25 décembre par Jules César. Les romains fêtent alors la naissance du soleil. Le 24 au soir les disciples de Mithra et, sans doute, bien d’autres, allument des feux pour aider le soleil à monter plus haut au-dessus de l’horizon. Or le christ incarne le soleil de justice annoncé par le prophète Malachie (3.20), la lumière des nations reconnue par le sage Siméon selon Luc 3.2. Des pères de l’Eglise poussent l’empereur chrétien, Constantin, à substituer à la fête païenne, une fête chrétienne de la lumière.

« Christ est notre nouveau soleil », écrit Amboise de Milan (337-397). La nouvelle fête prit le nom de « Noël » dérivé du latin « natales » signifiant « naissance ». Rome chercha ensuite à la diffuser vers l’Orient ce qui revenait à la séparer de la célébration de la naissance du Christ, l’Epiphanie fêtée le 6 janvier. Cette distinction se fit progressivement au cours du 4ème siècle.

Parallèlement à son extension géographique le christianisme rencontra d’autres fêtes célébrées au moment du solstice d’hiver. Ainsi, dans les pays scandinaves, le Dieu Wotan, chevauchant à travers les forêts, saute de son cheval pour allumer une bûche énorme d’où jaillit la lumière. Il s’agit de la fête de Yule durant laquelle les peuples du nord allument d’énormes feux pour chasser les mauvais esprits de l’obscurité et appeler le nouveau soleil.

De nombreuses coutumes et de légendes chrétiennes concernant cette période viennent de coutumes païennes de ce type.

Claude Demissy,

Pasteur