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Entre ciel et terre, il y a les ponts.
| Sur les Balcons du Ciel " Sur les balcons du ciel " on ne peut s'appuyer pesamment pour regarder, au très-loin, la vie tranquille. " Au fil de la Seine " le temps passe pour fixer une image, peindre les couleurs de Paris. Seul, l'espaces semble demeurer, pour Pascale Courbot, un élément de référence. Glacis, transparences et gommages effacent les constructions symboliques du Vieux Paris pour n'en conserver qu'une lumière ou plutôt des couleurs de lumière : l'eau, la pierre, le ciel existent enfin comme autant d'appels au rêve, au bonheur de voir autrement. " Sur les balcons du ciel ", il est facile de rêver, d'être enfin loin du monde pour s'imprégner de rares matières dont seule la peinture peut nous rapprocher en silence. Brumes nocturnes, dégradés de saisons intouchables, arcs-en-ciel saturés de couleurs forment des paysages que Pascale Courbot nous invite à traverser comme des miroirs. Mais l'art ne rassure jamais. Sur les balcons du ciel, pour elle, pour nous, faut-il rêver, ou faut-il comprendre, comme dit le poète : " Liberté, liberté chérie ". Evelyne Perdriel |
" Les racines du ciel "
| Le ciel d'une ville
se découvre sur ses ponts. J'ai souhaité que cette première exposition personnelle à Budapest soit consacrée à ses ponts et à ceux de Paris. On ne voit bien le ciel d'une ville que sur ses ponts. Les ponts relient les rives et ils permettent ainsi aux êtres humains de passer de l'une à l'autre rive. Entre ciel et terre, il y a les ponts. L'eau des fleuves, les eaux des mers relient et séparent les gens, leurs histoires personnelles et leurs caractères aussi sont autant d'obstacles à leurs rencontres. Entre souvenir et mémoire sur les balcons du ciel " vois se pencher les défuntes années sur les balcons du ciel en robes surannées. Le regret souriant s'endormir sous une arche Et toi ma chère entends la douce nuit qui marche ". |
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